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"Il nous faut refuser un destin de betail cognitif en faisant plus de vagues et moins de vogue", Gilles Chatelet dans Les Animaux malade du consensus.
Publié par thirdmonkey à 13:41:26 dans Décolage | Commentaires (0) | Permaliens
Je cherchais un de mes mag preferes arrives a Paris, pas un truc qui vous raconte que suivre ce qui se fait esthetiquement, culturelement, creativement c'est bien puisque que c'est officiellement a la mode, non un magazine qui se prend la tete sur des choses importantes qui se passent dans le monde ou qui se sont passes mais pas pour en faire de la branlette intellectuelle ou jargonner mais pour faire passer un message et aussi nous faire reflechir. Et ca c'est pas courant d'ecrire aujourd'hui pour nous faire reflechir au lieu de passer une info brute et nous direqu'en fait nous aussi on peut agir et que concretement c'etait pas si complique, qu'il fallait pas se laisser absorber par la vanite ambiante sans pour autant devenir un tortionnaire terroriste ideologiques. Meme s'il faut savoir etre rebelle justement. Etre quelqu'un qui sait dire non aux trucs qui nous lobotomisent ou qui cautionnent plein de trucs qu'au fond on ne sait pas juste. Et je suis tombee sur Ubseck et Rica, une claque. Ca reste a la francaise tres soft, donc tout doux. Je dis rien en clair parce qu'on veut nous faire croire que ces "choses" ne sont pas populaires. Reflechir le passe, le present pour penser le futur au lieu de oui, simplement profiter de l'instant... En plus j'aime bien le fait qu'ils aient mis Ahmadinejad en couverture. Dans l'edito ils nous disent que c'est pour comprendre, critiquer et proposer. Enfin pour interroger la notion de progres et explorer l'avenir de l'homme. Ce magazine m'a juste rassure sur ce qui se faisait en France parce que dans les "in" c'est un peu la meme grisail coloree.
Contenu sans pub. Le but ici n'etant pas de nous faire avaler quoi que ce soit.
ADBUSTERS #90. Les canadiens. "We're running an uncontrolled experiment on the only home we have."
UBSECK & RICA #1. Les francais. Avec optimisme et enthousiasme.

Publié par thirdmonkey à 13:15:27 dans Rencontres hasardeuses | Commentaires (0) | Permaliens


Publié par thirdmonkey à 12:10:47 dans Périgrinations | Commentaires (0) | Permaliens
J'aime repeter les choses communes dans les lieux differents. D'autres diront que j'ai toujours la tete ailleurs, que j'aime rebondir, pour ne pas m'enliser. Alors c'est toujours pareil, les sentiments, les sensations qu'on eprouve que ce soit devant un paysage magnifique, ou sur la terrasse d'un cafe. Ces trucs indefinissables qui nous envahissent. C'est toujours la meme chose mais c'est toujours different, a degre different en mieux ou en pis. Mais ces liens inconscients que l'on fait de nos experiences, n'ont rien avoir avec la comparaison, c'est seulement se souvenir qu'au fond tout nous emeut. On avait grimpe les Pyrennes qui me rappelait d'autres montagnes avec les yeux brillants, je me rappelais des amis alors et ensuite je me retrouvais a Barcelone a siroter une biere au malte organique d'Allemagne qui n'avait pas le meme gout qu'en Afrique. Tout d'un coup j'etais heureuse et compris qu'il etait alcoolise a 5,2%. Je trouvais la ville propre et je lus quelque part que de la campagne annuelle d'Ajuntament voulait que nous comportions en etre plus civilises en cette periode estivale. D'une certaine maniere, c'est raisonable. Les crottes de chiens, et la pisse humaine a en effet une odeur plus desagreable en juillet et il est sur que tous ces touristes saouls se cognant aux choses etaient une menace pour les installations urbaines, sinon comment expliquer le pic de detoriation? Barcelone est une ville propre qui ne se laisse pas souiller, pas comme Paris. En touriste, je me baladais sur Las Ramblas en m'aventurant pour de faux dans le quartier populaire d'El Raval. Je deambulais devant les vitrines m'extasiant de toutes ces couleurs qui devaient rendre les gens tres heureux. Ils parlaient tous de maniere chaleureuse meme si la plupart devait bouillir a l'interieur contre l'interdiction recente de la corrida dans la region catalane mais j'avais tres envie d'etre comme eux, sin problema, ou alors debalant tous mes problemes de facon tres lyrique. Il devait etre 5 heures quelque part dans le monde quand je me demandais si cette vie n'etait pas faite pour moi. Il y avait plein de trucs recycles et de l'art sur les murs. J'avais rate un voyage aux Etats Unis avec le jazz de Cecil Taylor, revolutionnaire contemporain de Docteur King et le Solar festival. Dans quelques heures je serai a Paris, encore sonne de cette vie plus douce, et decidait de revivre a Paris des jours sans trop me soucier. De croquer la libertad.
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Adara Sanchez ; Poseere tu corazon ; Carpaccio magazine
RelevantBCN
Publié par thirdmonkey à 11:05:13 dans Décolage | Commentaires (0) | Permaliens
La premiere oeuvre d'art

J’ai vu l’expo de Ron Mueck. Pure curiosité. Faute d’un insatiable et incontrôlé desir d’etre reveille par l’Art, je suis tombee sur l’artiste hyperaliste australien pour la premiere fois en vagabondant d’un site d’art a un autre, il y a deja quelques annees. Feuilletant les creations d’humains, et les expos en cours. Je suis tombee sur lui, stupefaite et est sauvergardee une image, qui selon moi, illustre toute la force de cet artiste. Deux femmes. Air pingre. Parfait cliché des grincheuses courbees par le poids de l’age, personnages se repprochant inevitablement de la fin d'une vie qui fut bien banale. Si la qualite du details de ces sculptures aurait pu m’emerveiller, c’est un details tout autre qui attira mon attention. Deux femmes, des vraies, de chair et d’os, de peaux suitantes scrutant ces miniatures avec les memes visages, les memes vetements, souriant a leur propre et pathetique reflet. J’ai trouve cette photo bizarrement fascinante.
Je suis allee voir l’expo de Ron Mueck a la Gallerie Nationale de Victoria a Melbourne, et face a ces poupees de silicones incroyablement realistique, j’ai eu le meme sentiment perturbant. Ron Mueck est un artiste, et meme si son statut et le sujet de converse, son talent ne fait aucun doute. Mais ce que vous avez ici, n’est si une simple copie d’etre humains, ni la denonnciation d’un quelconque comportement affectant nos corps; ces oeuvres de dimensions anormales sont a la fois derangeantes par leur exactitude et troublantes par leurs caracteres fantastiques et irreels. Ron Mueck est un artiste par son don d’inspirer des emotions a travers des poupees inanimees, de choquer en mettant en lumiere les faiblesses et la fragilite du destin humain. J’ai vu son Dead Dad, deux fois plus petit que le vrai defunt, une grand mere recrovillee sur son lit de mort et un nouveau ne de cinq metres. Illustrations du processus injuste de la vie, yeux vides, tein cireux, livides. En effet, bien que la ressemblance est surprenante, ces creatures qui ont l’air prete a prendre vie a tout moment, sont completement morbides... J’ai vu des gens verse des larmes mais je me suis retrouvee, une idee bizarre me tarodant l’esprit, a observer ces “choses” qui pourrait avoir la meme gueule que le mec d’a cote. Honnetement, après un tour trop court, j’ai vite ete saisi d’un sentiment inconfortable, celui de m’etre fait avoir par un fou, exploitant le caractere pathetique de nos vies a travers une attirance innee pour le voyeurisme. Une confrontration a nous memes! Ces choses etaient le reflet cinglant de notre excitence chetive! Monstreusement humaine.
Je me suis mise nue pour Spencer Tunick a Sydney et l’experience m’a rappele Ron Mueck. Le lien entre les deux est peut etre faible et totalement delure mais d’avoir a faire face a des milliers de culs nus et d’avoir apprecie joyeusement la beaute de la chaire humaine m’a ramene tout droit dans cette immense sale remplie d’humanoides. Poupees nues. Et je dois dire, si les premieres secondes (1. Deshabillez vous 2. Mettez vos affaires dans vos sac en plastique 3. Prenez place sur les marches devant l’Opera de Sydney) etaient une ceremonie liberatrice, rapide et bizarre; l’heure suivante n’a ete que pure et sincere plaisir. Les motivations qui ont pousse tous ces gens a ce reunir ce matin la sont surement bien differentes mais je temoigne: sourires sur les visages, seins et sexes ballotes, libres de toutes contraintes textiles, conversations spontanees, rires et embrassades sont les preuves que l’humanite entiere est belle et que nous pouvons tous vivre en harmonie ensemble. Si, si. Je suis serieuse. L’un des evenements les plus ‘pro-peace’ don’t j’ai fait partie. Oubliez vos desires exhibitionistes, l’excuse d’essayer quelque chose de nouveau et rigolo ou bien l'envie de participer a un incroyable rassemblement au nom de l’art; cette demonstration du nu non pornographique et une remarquable procession pour la chaire fraternelle, de tous les tons, une celebration de l’oeuvre premiere des Dieux.
Ron Mueck vs Spencer Tunick.
Ou comment se sentir pleinement vivant.
Publié par thirdmonkey à 06:56:54 dans Périgrinations | Commentaires (0) | Permaliens
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