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Du possible sinon j'etouffe [Mouvement; la revue indisciplinee] | 05 août 2010

"Il nous faut refuser un destin de betail cognitif en faisant plus de vagues et moins de vogue", Gilles Chatelet dans Les Animaux malade du consensus

 

 

Publié par thirdmonkey à 13:41:26 dans Décolage | Commentaires (0) |

Il y a des choses dont les autres savent bien parler, et dont il est important de faire partager, alors... | 05 août 2010

Je cherchais un de mes mag preferes arrives a Paris, pas un truc qui vous raconte que suivre ce qui se fait esthetiquement, culturelement, creativement c'est bien puisque que c'est officiellement a la mode, non un magazine qui se prend la tete sur des choses importantes qui se passent dans le monde ou qui se sont passes mais pas pour en faire de la branlette intellectuelle ou jargonner mais pour faire passer un message et aussi nous faire reflechir. Et ca c'est pas courant d'ecrire aujourd'hui pour nous faire reflechir au lieu de passer une info brute et nous direqu'en fait nous aussi on peut agir et que concretement c'etait pas si complique, qu'il fallait pas se laisser absorber par la vanite ambiante sans pour autant devenir un tortionnaire terroriste ideologiques. Meme s'il faut savoir etre rebelle justement. Etre quelqu'un qui sait dire non aux trucs qui nous lobotomisent ou qui cautionnent plein de trucs qu'au fond on ne sait pas juste. Et je suis tombee sur Ubseck et Rica, une claque. Ca reste a la francaise tres soft, donc tout doux. Je dis rien en clair parce qu'on veut nous faire croire que ces "choses" ne sont pas populaires. Reflechir le passe, le present pour penser le futur au lieu de oui, simplement profiter de l'instant... En plus j'aime bien le fait qu'ils aient mis Ahmadinejad en couverture. Dans l'edito ils nous disent que c'est pour comprendre, critiquer et proposer. Enfin pour interroger la notion de progres et explorer l'avenir de l'homme. Ce magazine m'a juste rassure sur ce qui se faisait en France parce que dans les "in" c'est un peu la meme grisail coloree.

Contenu sans pub. Le but ici n'etant pas de nous faire avaler quoi que ce soit.

ADBUSTERS #90. Les canadiens. "We're running an uncontrolled experiment on the only home we have."

UBSECK & RICA #1. Les francais. Avec optimisme et enthousiasme. 

 

Publié par thirdmonkey à 13:15:27 dans Rencontres hasardeuses | Commentaires (0) |

Welcome ! ترجمة عربية | 05 août 2010

J'avais faim, l'envie simple d'une crepe en marchant vite entre Republique et le quai Jemmapes. J'avais faim mais je decidai quand meme de voyager la ou je n'avais jamais mis les pieds. Mon ventre mis a mal je m'appretais a rassasier un excitement autre, une curiosite pure qui flanait vers la. Je balayai la rue de Marseille d'un regard presse. Il y a avait du cote de Menilmontant un ami en attente dont je n'avais ose propose le deplacement. je voyais de loin ce que j'etais venue chercher et bondis sur le trottoir de gauche qu'un couple en lunettes noires quittait d'un pas nonchalent de mi juillet. Ils etaient sobres et surtout ne s'embrassait pas. Je saluai dans ma tete cet amour flegmatique et passai trop vite la porte grande ouverte, deboulant sur un espace petit mais ou je circulerai libre de mouvements inutiles. La gallerie Phillipe Chaume n'est pas si blanche. Les bords sont bleus. Phillipe Chaume me presenta Phillipe Chancel, je me fis silencieuse quand mes photos imprimees sur 100x55 m'invitait franchement a une visite mais aussi a un temoignage. Dubai en brut. Quand une amie s'extasiat de son billet fraichement acquis, ville des Lumieres pour  celle des Exces, une autre quelques heures plus tard m'avouait preferer fuir plutot que d'y aller meme gratuitement. Moi avec mon envie de tout voir et tout ressentir, je sourias juste interieurement de nos reves, desirs et envies si differents. 
Il y avait dans la galerie un de ces beaux hommes qui ne pose jamais les yeux sur moi. Rennoncement d'un accord commun, j'etais ravie de l'enveloppe invisible dont je m'etais retrouvee paree malgre moi et laissai mes yeux quelques secondes de trop sur sa jolie facade. Je me demandais tout si nous aurions pu partager des choses... Il quitta la piece sans un regard pour moi, ni pour la pile de feuillets  a ses pieds. Ravie plus tard par la decouverte d'un magazine papier que j'oublierai dans le metro. Je savais qu'on ne pouvait regretter ce qu'on ne connaissait pas.
Chancel s'interessait aux societes autoritaires, il avait pris en photo la Coree du Nord et la Pologne sous coup d'etat, Dubai avec la demesure que tout le monde lui connait etait le symbole meme d'une societe moderne dans ce qu'il y a de pire ou de meilleur, un monde de luxe et de divertissement pousse au dela de la raison, la dignigite des rois trop gourmands mais dechus, ou juste l'image galvanisee d'une ville ou rien n'est trop beau si on a de l'argent, a en croire les brochures touristiques que je ne lisais pas... Symbole d'exces ou ville de oisifs, Dubai capitale de l'or noir plait a une clientele riche ou qui se reve riche, le bonheur capitaliste, et sans controverse, j'etais mise devant le genie grandiose de ces architectes dont le delire sans renes fait criser les ecolos. Les photos de Chancel sont glaciales sans etre caricaturales. Il n'y a rien de plus que ce qui est a voir, ces abymes lisses de batisses aux lignes dessinees pour etre futuristes. Plus tard, loin des buildings, je serai avalee par des montagnes, elle n'avient pour dessein unique que celui de capturer mon ame, plus  tard la bas en haut, j'atteignerai un pic de bien etre qui me fera deborder d'un rire muet, “et nous croyons que le monde entier reve de nos tours de briques quand le monde nous offre une harmonie que l'ont ne fait que detruire sans savoir reproduire?” Il y avait dans ces photos simples, propres et sans critique directe un air triste, pathetique, une absence d'ame qui ne temoignait de rien d'autre qu'un vide abyssal. Les artifices rendus silencieux,il ne restait pour egerie d'un Moyen Orient d'or noir, que le palmier nee des eaux par les hommes, terre de sable artificielle qui chamboulait un environnement devenu mutant. Dubai nourrit les doux reves exotiques, celui des plaisirs sans consequences. Bulle a facettes, elle ignorent les preoccupations du monde de demain pour proposer a chacun un style destructeur pour la planete mais tout de meme, si on ne prend pas la peine de descendre dans la vieille ville ou de voir Oman, ou si on ne croise pas le regard des migrants fourmis, il y a tout meme ce cote folklore, traditionnel, un monde arabe defiant la morale. J'avais reve un jour de rencontrer des Bedouins et d'un monde ou on ne fuirait pas l'authentique pour le plastique meme dore. De toute facon ceux qui parle mal de Dubai ne sont que des jaloux, la tradition est deja morte en Occident, tout le monde a le droit de s'enrichir. J'irai un jour me faire contredire, me faire surprendre par les cliches qui font passer Dubai pour une ville en toc. Je vous ecrase la gueule, disent certains.

 

Publié par thirdmonkey à 12:10:47 dans Périgrinations | Commentaires (0) |

Civisme de veritat | 05 août 2010

J'aime repeter les choses communes dans les lieux differents. D'autres diront que j'ai toujours la tete ailleurs, que j'aime rebondir, pour ne pas m'enliser. Alors c'est toujours pareil, les sentiments, les sensations qu'on eprouve que ce soit devant un paysage magnifique, ou sur la terrasse d'un cafe. Ces trucs indefinissables qui nous envahissent. C'est toujours la meme chose mais c'est toujours different, a degre different en mieux ou en pis. Mais ces liens inconscients que l'on fait de nos experiences, n'ont rien avoir avec la comparaison, c'est seulement se souvenir qu'au fond tout nous emeut. On avait grimpe les Pyrennes qui me rappelait d'autres montagnes avec les yeux brillants, je me rappelais des amis alors et ensuite je me retrouvais a Barcelone a siroter une biere au malte organique d'Allemagne qui n'avait pas le meme gout qu'en Afrique. Tout d'un coup j'etais heureuse et compris qu'il etait alcoolise a 5,2%. Je trouvais la ville propre et je lus quelque part que de la campagne annuelle d'Ajuntament voulait que nous comportions en etre plus civilises en cette periode estivale. D'une certaine maniere, c'est raisonable. Les crottes de chiens, et la pisse humaine a en effet une odeur plus desagreable en juillet et il est sur que tous ces touristes saouls se cognant aux choses etaient une menace pour les installations urbaines, sinon comment expliquer le pic de detoriation? Barcelone est une ville propre qui ne se laisse pas souiller, pas comme Paris. En touriste, je me baladais sur Las Ramblas en m'aventurant pour de faux dans le quartier populaire d'El Raval. Je deambulais devant les vitrines m'extasiant de toutes ces couleurs qui devaient rendre les gens tres heureux. Ils parlaient tous de maniere chaleureuse meme si la plupart devait bouillir a l'interieur contre l'interdiction recente de la corrida dans la region catalane mais j'avais tres envie d'etre comme eux, sin problema, ou alors debalant tous mes problemes de facon tres lyrique. Il devait etre 5 heures quelque part dans le monde quand je me demandais si cette vie n'etait pas faite pour moi. Il y avait plein de trucs recycles et de l'art sur les murs. J'avais rate un voyage aux Etats Unis avec le jazz de Cecil Taylor, revolutionnaire contemporain de Docteur King et le Solar festival. Dans quelques heures je serai a Paris, encore sonne de cette vie plus douce, et decidait de revivre a Paris des jours sans trop me soucier. De croquer la libertad.

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Adara Sanchez ; Poseere tu corazon ; Carpaccio magazine

 

RelevantBCN

Publié par thirdmonkey à 11:05:13 dans Décolage | Commentaires (0) |

Nue. Ron Mueck vs Spencer Tunick. | 04 mars 2010

 

La premiere oeuvre d'art

J’ai vu l’expo de Ron Mueck. Pure curiosité. Faute d’un insatiable et incontrôlé desir d’etre reveille par l’Art, je suis tombee sur l’artiste hyperaliste australien pour la premiere fois en vagabondant d’un site d’art a un autre, il y a deja quelques annees. Feuilletant les creations d’humains, et les expos en cours. Je suis tombee sur lui, stupefaite et est sauvergardee une image, qui selon moi, illustre toute la force de cet artiste. Deux femmes. Air pingre. Parfait cliché des grincheuses courbees par le poids de l’age, personnages se repprochant inevitablement de la fin d'une vie qui fut bien banale. Si la qualite du details de ces sculptures aurait pu m’emerveiller, c’est un details tout autre qui attira mon attention. Deux femmes, des vraies, de chair et d’os, de peaux suitantes scrutant ces miniatures avec les memes visages, les memes vetements, souriant a leur propre et pathetique reflet. J’ai trouve cette photo bizarrement fascinante.


Je suis allee voir l’expo de Ron Mueck a la Gallerie Nationale de Victoria a Melbourne, et face a ces poupees de silicones incroyablement realistique, j’ai eu le meme sentiment perturbant. Ron Mueck est un artiste, et meme si son statut et le sujet de converse, son talent ne fait aucun doute. Mais ce que vous avez ici, n’est si une simple copie d’etre humains, ni la denonnciation d’un quelconque comportement affectant nos corps; ces oeuvres de dimensions anormales sont a la fois derangeantes par leur exactitude et troublantes par leurs caracteres fantastiques et irreels. Ron Mueck est un artiste par son don d’inspirer des emotions a travers des poupees inanimees, de choquer en mettant en lumiere les faiblesses et la fragilite du destin humain. J’ai vu son Dead Dad, deux fois plus petit que le vrai defunt, une grand mere recrovillee sur son lit de mort et un nouveau ne de cinq metres. Illustrations du processus injuste de la vie, yeux vides, tein cireux, livides. En effet, bien que la ressemblance est surprenante, ces creatures qui ont l’air prete a prendre vie a tout moment, sont completement morbides... J’ai vu des gens verse des larmes mais je me suis retrouvee, une idee bizarre me tarodant l’esprit, a observer ces “choses” qui pourrait avoir la meme gueule que le mec d’a cote. Honnetement, après un tour trop court, j’ai vite ete saisi d’un sentiment inconfortable, celui de m’etre fait avoir par un fou, exploitant le caractere pathetique de nos vies a travers une attirance innee pour le voyeurisme. Une confrontration a nous memes! Ces choses etaient le reflet cinglant de notre excitence chetive! Monstreusement humaine.

Je me suis mise nue pour Spencer Tunick a Sydney et l’experience m’a rappele Ron Mueck. Le lien entre les deux est peut etre faible et totalement delure mais d’avoir a faire face a des milliers de culs nus et d’avoir apprecie joyeusement la beaute de la chaire humaine m’a ramene tout droit dans cette immense sale remplie d’humanoides. Poupees nues. Et je dois dire, si les premieres secondes (1. Deshabillez vous 2. Mettez vos affaires dans vos sac en plastique 3. Prenez place sur les marches devant l’Opera de Sydney) etaient une ceremonie liberatrice, rapide et bizarre; l’heure suivante n’a ete que pure et sincere plaisir. Les motivations qui ont pousse tous ces gens a ce reunir ce matin la sont surement bien differentes mais je temoigne: sourires sur les visages, seins et sexes ballotes, libres de toutes contraintes textiles, conversations spontanees, rires et embrassades sont les preuves que l’humanite entiere est belle et que nous pouvons tous vivre en harmonie ensemble. Si, si. Je suis serieuse. L’un des evenements les plus ‘pro-peace’ don’t j’ai fait partie. Oubliez vos desires exhibitionistes, l’excuse d’essayer quelque chose de nouveau et rigolo ou bien l'envie de participer a un incroyable rassemblement au nom de l’art; cette demonstration du nu non pornographique et une remarquable procession pour la chaire fraternelle, de tous les tons, une celebration de l’oeuvre premiere des Dieux.

Ron Mueck vs Spencer Tunick.

Ou comment se sentir pleinement vivant.

Publié par thirdmonkey à 06:56:54 dans Périgrinations | Commentaires (0) |

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